lundi 13 septembre 2010

La Bourgogne et ses Crus

Au Domaine Lamarche, Vosne Romanée

Guillaume au Domaine Nudant, Ladoix-Serigny

A l'apéro à l'appartement

Clos de Vougeot

Dans les vignes de la Romanée Conti

Domaine Lamarche, La Grande Rue Grand Cru

Le repas est servi

On l'ouvre ou on l'ouvre pas ?

En pique-nique

La Bourgogne et ses “Crus”

Arrivée à Beaune à la gare SNCF où un simple coup de fil a suffit pour que quinze minutes plus tard, je vois apparaître Josette et Jacques, tous les deux enthousiasmés à l’idée de me faire découvrir Beaune et ses environs.

Lunch et verre de vin à leur appartement de deux chambres à coucher, très confortable et très bien situé à quelques minutes du centre-ville. Il faut faire vite, déjà il y a une visite guidée de Beaune prévue à l’horaire. Sur le chemin du retour, on s’arrête dans plusieurs commerces pour acheter le repas que Jacques cuisinera ce soir. Chez le boulanger, pour le pain, chez le poissonnier pour le cabillaud, et chez le caviste pour le vin. Il n’en est pas à sa première visite, tous le connaissent comme un habitué de la place, et je n’en suis pas trop surprise.

Jacques nous sert l’apéro et débute la préparation du repas, il est 19h. La cloche sonne à 21h30 pour passer à la table. Wow quel repas on aura…..et bien croyez-le ou pas, les patates n’étaient pas cuites, et le lendemain c’était les carottes. J’aurais pu pensé que j’étais sur la rue Dupuis à Hull tellement le scénario était le même. Le poisson était cependant très bon, le vin aussi et surtout j’Étais en très bonne companie. Josette et moi avons bien rigolé…..pauver petit « Balou » (son surnom pour les intimes).

Au réveil, croissants du matin sur la table que Jacques avait pris la peine d’aller chercher avant même notre lever, très attentionné quand même ce petit Balou. On discute de notre emploi du temps pour la journée. Pas trop stressant, on est en vacances. Il y a la foire du cassis à Contcoeurs, pourquoi pas? Pour s’y rendre on passe à Ladoix, Aloxe-Corton, Pernand-Vergeless, Nuits St-Georges, tous des noms bien connus que je retrouve généralement sur une étiquette de vin. Je suis bien excitée à l’idée de penser que je suis sur place, et que tous ces vins sont accessibles. Il fait beau et la vie est belle !

C’est dimanche, tout est fermé ou presque en France. Jacques avait tout prévu, il avait apporté un pique-nique que Josette et moi avons bien apprécié.

Le lendemain, çà presse ! Je dois absolument voir les vignes des ces prestigieuses AOC et surtout goûter ces vins. On se rend donc sur le terroir des grands crus…..photo à l’appui, on est dans le domaine du vin le plus réputé du monde, La Romanée-Conti. En face, la Grande rue représentée au Québec par Benedictus où nous sommes attendus le lendemain pour une visite et une dégustation. A coté, Romanée St-Vivant, Richebourg, c’est impressionnant. Une très belle journée !

Le soir, on est attendu au Domaine Nudant pour un souper. Pour ceux qui ne connaissent pas les vins Nudant, ils se trouvent pour plusieurs à la SAQ et représentent pour ma part le meilleur rapport qualité/prix que l’on peut trouver pour les vins de Pinot noir en Bourgogne. Une très belle dégustation du millésime 2009 avec Guillaume Nudant à même les tonneaux. Un grand millésime, déjà abordable et fait pour vieillir longtemps, une combinaison gagnante. Bravo à la famille Nudant ! Guillaume, le jeune winemaker de 27 ans, son père Jean-René et sa mère Marie-Anne qui s’occupe de la commercialisation du vin.

Un autre moment fort de mon séjour en Bourgogne aura été la dégustation au Domaine Lamarche. Nicole, la fille de François Lamarche à peine âgée de trente-cinq ans est responsable de la vinification de tous les vins du Domaine dont 4 Grands Crus, 5 Premiers Crus et les AOC Vosne Romane. On a là aussi déguster à même les tonneaux. Rien de moins entre autres que Clos de Vougeot, Échezeaux, Grand Échezeaux et la Grande Rue millésime 2008 et 2009. Nicole parle avec avec passion de ses vins. Situé entre la Tâche et Romanée Conti, elle est consciente de toute la pression qu’elle a mais qui en même temps la stimule et la pousse à aller toujours plus loin. C’est une dégustation que je me rappellerai toute ma vie, il est assez rare de pouvoir goûter autant de Grands Crus en même temps.

Les cinq journées passées à Beaune ont été différentes et similaires en ce sens qu’elles ont toutes été intéressantes. Côté vin, je retiens que je préfère les vins d’AOC au nord de Beaune plutôt que le sud. Je maintiens aussi qu’il est très important de ne pas se fier à la réputation de l’AOC mais plutôt à celle du producteur pour acheter. Beaune est une ville très intéressante, j’y aurais facilement passer beaucoup plus temps tellement il y a de choses à faire. Avec Jacques et Josette, on ne s’ennuie jamais. Merci, vous avez été des hôtes extraordinaires et des guides exceptionnelles.

A la prochaine, parole célèbre de René Levesque

vendredi 3 septembre 2010

La Champagne et ses bulles !

La cathédrale de Reims

Champagne Cuillier à Pouillon

La gamme des bouteilles chez Champagne Cuillier
( du quart de bouteille 20 cl au nabuchodonosor 15 l.)

Famille Cuillier: Maryline, Vincent, Patrick et Marie-Paule (G à D)

En salle de dégustation avec Loic et Rolland, les employés du Domaine

L'Abbaye de Dom Pérignon à Hautvillers

Le village de Pouillon

Maryline dans ses vignes

Bon jusqu'à la dernière goutte

Dans la cave de Duval-Leroy

Clos des Bouveries 2004, Duval-Leroy

Au jardin des Crayères avec les américains Jim et Chameane

Acte 2, scène 1

Arrivée lundi 30 septembre à Reims en train où Maryline Cuillier de la maison de Champagne du même nom m’attendait. Le Domaine est situé sur le massif de Saint-Thierry au nord-ouest de Reims, à la limite de l’appellation. Patrick et sa femme Marie-Paule possèdent 6 hectares de vignes plantés en pinot noir, pinot meunier et chardonnay. Ils vinifient cinq différents champagne dont un à 100% pinot noir. Vous pouvez en retrouver certains au Québec via l’agence Bénédictus. J'aimerais aussi souligner que pour la 3e année consécutive, le Champagne Cuillier a été retenu par le guide Hachette.

Les vins sont vinifiés à la coopérative du village de Pouillon. Le personnel est présentement à préparer les vignes pour les vendanges prévues vers le 20 septembre, très en retard par rapport à l’année dernière. On ne prévoit pas un grand millésime cette année contrairement à 2009. Si la tendance se maintient, peu de maisons auront sur leur carte, un Champagne millésimé 2010.

Visite de Reims dont la fameuse cathédrale avec l’ange au sourire. Majestueuse, on la retrouve sur la place publique au cœur de la ville de Reims. Le soir, souper en famille où on s’affaire à préparer le déménagement du plus jeune fils, Vincent qui part étudier l’œnologie à Bordeaux.

Le lendemain, Maryline prépare un pique-nique. On part à la découverte de la vallée de la Marne entre Reims et Epernay et la Côte des blancs au sud où on a rendez-vous en après-midi avec Anna de la grande maison Duval-Leroy.

Chemin faisant, on s’arrête pour visiter une maison d’élevage d’escargots « Grand cru ». On fait nos provisions pour un souper,

lequel ? pas celui de ce soir puisqu’on va au restaurant avec des américains intéressés à importer le Champagne Cuillier. Par la suite, on s’arrête dans le village de Bouzy, terroir des grands crus où on retrouve encore une petite production de vin de pinot noir. Bien avant l’invention du Champagne, on y vinifiait du temps des romains, du vin tranquille. Certains viticulteurs, de par leur sentiment d’appartenance, continuent de le faire. Je ne l’avais jamais dégusté, c’était donc le temps d’en faire l’essai. Comme partout ailleurs, il y en a des meilleurs que d’autres comme celui de la maison Brice qui elle aussi est représentée au Québec par Bénédictus.

L’heure du lunch nous amène à pique-niquer en plein milieu d’un vaste champs de vignes avec un point de vue magnifique sur Bouzy. A l’apéro et tout au long du repas, un champagne rosé « Cuillier » qui nous fait plaisir jusqu’à la dernière goutte.

En après-midi, en route vers la Côte des blancs plus précisément à Vertus, un terroir cette fois-ci de 1er cru où le cépage chardonnay est roi. Anna de la maison Duval-Leroy nous dresse un bref historique de la maison tout en nous montrant les installations ultra modernes. Duval-Leroy possède 600 hectares de vignes réparties sur toutes les régions productrices de Champagne, et produit annuellement cinq millions cinq cent milles bouteilles.

Saviez-vous que le raisin de Champagne, une fois cueilli ne doit absolument pas voyager? Il faut le presser immédiatement sur place d’où la nécessité d’avoir des pressoirs dans chacune des régions. La maison compte cinq centres de pressurage.

Une fois la visite terminée, on nous offre un des meilleurs Champagne de la maison en dégustation, Clos des Bouveries, millésime 2004. Il provient d’une parcelle d’exception. Il est vinifié avec le plus grand soin avec une cuvée mono-cru, mono-cépage Chardonnay partiellement vinfiée en fûts. Parfaitement équilibré entre finesse et puisssance, il procure beaucoup de plaisir en bouche.

Le lendemain, visite d’Épernay avec arrêt chez un caviste pour déguster des champagnes de d’autres régions, dont une moins connue, la région de la Côte des Bar. Ensuite en route vers Hauvillers, le berceau de Dom Pérignon à qui on attribue l’invention du Champagne. Visite de l’Abbaye où on retrouve sa tombe.

J’aurai fait un merveilleux séjour en Champagne grâce à la généreuse hospitalité de Maryline Cuillier. Elle fut une hôte exceptionnelle en me faisant voyager du nord au sud à travers ces très belles collines plantées de vignes qui très prochainement seront envahies par des centaines de vendangeurs travaillant à la récolte 2010.

Il y a des choses plus difficile à faire que « de boire du Champagne à tous les jours »

Demain samedi, départ pour Beaune où je rencontre mes bons amis de Hull, Josette et Jacques. Je suis prête à passer au vin blanc et rouge de la Bourgogne, ce divin nectar de chardonnay et de pinot noir.

dimanche 29 août 2010

Bons Baisers de France

Notre-Dame de Paris sur l'île de la Cité


L'Arc de Triomphe, Place Charles De Gaule


Les Champs Élysées, Place de la Concorde et le Louvre, vue de L'Arc de Triomphe

Le Sacré-Coeur et Montmartre, vue de l'Arc de Triomphe


Les Galeries Lafayette


Opéra Garnier


Édifices Haussmann, Boul. Haussmann


Moulin Rouge à Montmartre


Marie fleurissant les tombes abandonnées au cimetière Montmartre


La tombe de Dalida morte en 1987 au cimetière de Montmartre


Maison de Dalida à Montmartre
(a vécu dans cette maison de 1962 à 1987)

Le Louvre

Paris pas à pas……la suite

Acte 1 scène 4

Jeudi 26 août : Du Louvre à l’Arc de Triomphe

Une grande partie de la journée a été consacrée à la visite du Louvre. Nul besoin de vous louanger les collections d’œuvres d’art du musée, on dit que ce sont les plus importantes au monde. Par où débuter est une question légitime que tout le monde doit se poser ? Impossible de tout voir en une journée, on dit qu’il faudrait toute une vie. Alors voyons l’essentiel….je me renseigne sur les visites guidées, c’est sûrement le meilleur moyen d’avoir une vue d’ensemble du musée. Sage décision, une fois la visite terminée, quatre heures plus tard, j’étais satisfaite. Le guide en plus de nous montrer les plus belles œuvres dont « La Joconde » entre autres, il nous a relaté l’histoire du Louvre à travers les différents rois qui y ont vécus. A la sortie du musée, bien rassasiée, je me suis retrouvée dans le jardin des Tuileries, un des plus beaux parcs de Paris.

Poursuivant ma marche après une pause tout près d’un bassin d’eau du parc, j’arrive à la Place de la Concorde où se dresse majestueusement un obélisque provenant du temple de Ramsès 11 en Égypte. Toujours en ligne droite, ma promenade m’amène à plus célèbre avenue de Paris, les Champs Élysées qui est souvent utilisé pour y tenir des célébrations ou des défilés. Enfin, la place Charles de Gaule ou de l’Étoile avec L’Arc de Triomphe. On y accède par un passage souterrain, et quelques trois cents marches plus tard, on se retrouve sur la terrasse. Une vue panoramique de la ville de Paris nous attend surtout par temps clair comme aujourd’hui. D’un coté la Tour Eiffel, d’un autre le Sacré Cœur et Montmartre, et finalement les Champs Élysés, Place de la Concorde et le Louvre tous alignés de façon rectiligne à la Haussmann sont un réel plaisir pour les yeux.

Aujourd’hui 10.4 km dont 4.5 à marcher dans le Louvre, 13693 pas et 564 calories perdus. Vous comprendrez que j’ai fait le retour en métro.

Acte 1 scène 5

Vendredi 27 août : Place de la Madeleine, Boul. Haussmann et l’Opéra

Mon objectif est aujourd’hui un peu moins ambitieux du fait que j’ai réservé un billet pour un spectacle ce soir, « l’emPIAFfée » avec Christelle Chollet.

La place de la Madeleine vaut quand même un détour, ne serait-ce que pour s’arrêter chez Fauchon, une épicerie fine de très grand luxe. Fauchon possède aussi une cave à vin hors de l’ordinaire. Il est possible de se procurer de belles verticales des premiers crus classés de Bordeaux mais attention, les prix sont en conséquence. On retrouve aussi sur cette place les grands noms de la mode, ils sont tous là. Une rue où il faut être millionnaire pour pouvoir s’offrir un vêtement. Même chose aux Galeries Lafayette où je me suis arrêtée, ne serait-ce que pour voir l’architecture. On se croirait dans un château alors qu’on magasine des vêtements. Une belle coupole tout en vitraux, des balcons en marbre…et des vêtements à fort prix, voilà ce qu’on retrouve dans ce centre commercial . Vous avez 200 euros, alors vous pourrez vous acheter un T-shirt de Yves St-Laurent ou un foulard, rien de plus. Si vous voulez un sac signé Louis Vuitton, alors il faut débourser minimum 800 euros.

Ensuite, j’ai marché jusqu’à l’Opéra Garnier sur le boul. Haussmann. Des immeubles d’une architecture remarquable que l’on doit au baron Haussmann. Au milieu des années 1800, Napoléon III fit appel au Baron, alors préfet de la Seine, pour donner un nouveau visage à Paris. On lui attribue 60% du nouveau Paris. Tous les quartiers de Paris possèdent des immeubles Haussmann. On reconnaît aisément le travail du Baron par ses édifices d’une grande beauté dont la particularité est de toujours former une belle ligne droite.

Enfin en soirée le spectacle « l’emPIAFfée » au théâtre Comedia avec Christelle Chollet. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre sauf qu’on m’avait dit que ce serait divertissant et humoristique. Aussi, qu il y aurait des chansons de Piaf d’où le nom du spectacle l'emPIAFfée. C’était suffisant pour me convaincre. J’ai retrouvé sur scène une fille drôle, dynamique qui a tenu son public en haleine durant 2 heures sans entracte. A quelques reprises, j’ai cependant du faire appel à mon voisin de fauteuil pour comprendre l’humour français qui m’échappait.

Aujourd’hui un peu moins de pas 11,104, 8.4 km et 457 calories perdus.

Acte 1 scène 6

Samedi 28 août : Le quartier latin et les îles

Mon périple débute par la visite de la cathédrale Notre-Dame de Paris sur l’île de la Cité. A la sortie du métro, Place St-Michel, mon premier regard tombe sur la cathédrale qui miraculeusement se trouve devant moi sur le bord de la Seine. D’une grande beauté, je traverse le pont St-Michel pour m’y rendre. C’est un chef- d’œuvre de style gothique très bien conservée. Ensuite, je me rends tout à coté à la Sainte-Chapelle, remarquable pour ses splendides vitraux. Suit la visite de la Conciergerie, un ancien palais royal qui au fil du temps fut transformé en prison. Marie-Antoinette, ancienne reine y fut emprisonnée pour être ensuite guillotinée sur la Place de la Concorde en 1793.

L’île St-Louis, plus petite et plus paisible, on y va pour se reposer de l’agitation de Paris. Puis, promenade dans le quartier latin qui par hasard m’amena dans un imposant quartier grec.

Enfin sur le chemin du retour, je m’arrête au centre Georges-Pompidou, le musée d’art moderne (1905 à 1960) et contemporaine (1960 à nos jours). Un musée comme sa vocation l’indique très moderne autant de part son architecture que par son contenu. Beaucoup moins intéressant à mes yeux que les autres musées visités. L’art moderne est peut-être à découvrir mais pour l’instant, je reste sur mon appétit. Je trouve que c’est tout et rien. On fait beaucoup de place au surréalisme qui pour ma part ne vient pas me chercher. On est loin des chefs-d’œuvres d’antan.

Acte 1 scène 7

Dimanche 29 août : Le Sacré Cœur et Montmartre

(à lire absolument)

Dernière journée à Paris et dernier quartier à visiter dans mon guide Gallimard. Je consulte le Pariscope et m’inscrit à la visite guidée de Montmartre. Rendez-vous à la Place Pigalle à 14h30. J’arrive vers midi et tombe sur le cimetière Montmartre où encore une fois plusieurs personnalités y reposent.

Je vais vous relater une très belle rencontre que j’y ai faite. Cherchant la tombe de Dalida, je tombe sur une jolie dame du troisième âge qui s’affaire à planter des fleurs près d’une tombe. Je lui demande si elle sait où je peux trouver la tombe de Dalida. Elle m’indique gentiment le chemin pour m’y rendre. Sans détour, selon ses bonnes indications, je me retrouve sur la tombe de Dalida.

Sur le chemin du retour, je rencontre à nouveau cette dame près d’une source d’eau où elle remplit deux sceaux. Je la remercie et lui offre de transporter ses sceaux. Elle me dit non, j’ai l’habitude, je le fais depuis vingt-huit ans. Ma curiosité piquée, je débute une conversation avec cette dame, prénommée Marie, qui me dit que tous les après-midi depuis 1982, elle vient fleurir les tombes abandonnées. Je suis émue devant tant de générosité et de bonté.

Cependant, Marie qui a 80 ans, a du avec beaucoup de peine, s’arrêter pendant deux ans ayant reçu une lettre de la mairie de Paris lui demandant de cesser toutes ses activités quant au fleurissement des tombes. En cause, un règlement qui donne au seul propriétaire l’autorisation d’intervenir sur sa propre concession. Elle mène son propre combat en contactant les médias, la télévision. Tous sont sympatiques à sa cause y inclus un juge qui la prend sous son aile et qui ridiculise la Mairie de Paris. Elle fait la "une" de tous les journaux. Son histoire fait le tour de la planète. La mairie de Paris est débordée de lettres…..

Un site internet est implantée où on peut signer une pétition en sa faveur. Elle me donne l’adresse et me demande de signer sa pétition. Pour ma part, c’est déjà fait et je vous demande à mon tour de signer cette pétition à l’adresse :http://4616lapetition.be

Le plus grand nombre de personnes à signer la pétition obligera la mairie de Paris à bannir ce règlement insensé et permettra à Marie de continuer à embellir les tombes abandonnées sans qu’elle ait à se soucier de se le faire interdire une autre fois.

La bureaucratie peut-elle aller aussi loin dans le ridicule pour s’acharner à la bonté de Marie alors qu’il y a tant de criminels impunis ?

Une semaine passée à Paris

Paris est une très belle ville et unique. La richesse de son histoire nous est relatée à travers ses musées, ses monuments, ses écrits, et plus. J’ai passé une semaine exceptionnelle à visiter la plupart des sites d’importance. Je suis consciente qu’il en reste encore à voir mais j’y reviendrai pour terminer. J’ai eu beaucoup de plaisir juste à me balader dans les rues, à prendre mon café le matin au bistro du coin, l’apéro le soir dans des sympatiques bars à regarder les passants.

Plusieurs choses m’ont été d’une grande utilité. Premièrement, les guides de voyage Gallimard et Voir que j’ai consulté pour la préparation de ce voyage mais aussi consulté beaucoup sur place. Ma passe de métro qui m’a permise journalièrement de me rendre et de revenir des quartiers visités. La passe de musée qui permet l’accès prioritaire à tous les sites, je la conseille à tous. Merci à Serge qui me l'a offerte! Le Pariscope pour ses excellentes suggestions de visites guidées, un hebdomadaire que l’on achète dans un tabac. Et enfin une bonne paire d’espadrilles qui m’ont fait voyager aux quatre coins de Paris. Au bout du compte, j’aurai fait 70 km et 90,000 pas.

Je pars demain pour la Champagne, Acte 2…….à suivre.

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mercredi 25 août 2010

Bons Baisers de France

Place de la Bastille


Place des Vosges


La monument de Gilbert Bécaud au Père Lachaise


Le monument de Jim Morrisson au Père Lachaise


Café de Flore à St-Germain-des-Prés


Les jardins du Luxembourg


Le pont Alexandre III


Place St-Germain-des-Prés et son église, la
plus ancienne de Paris

Paris Pas à pas

Acte 1 scène 1

23 août : Mon arrivée à Paris

Tout est nickel chrome comme le disent si bien les français. J’arrive à Paris à l’heure prévue…. Je me rends au studio que j’ai loué dans le 11e arrondissement. Je suis à la lettre les directives qui m’ont été données et arrive sans souci à l’adresse exacte. Minuscule appartement mais qui fera bien l’affaire pour les besoins : un endroit pour dormir. A peine arrivée, je repars aussitôt afin de me familiariser avec les environs. Je trouve un café internet, un sympatique bar avec connection sans fil, une épicerie où j’achète ma première bouteille de vin, un Canon-Fronsac 2002, Canon de Brem, la meilleure bouteille de l’étalage à 13.85 euros.

Il est trop tôt pour dormir même si je suis fatiguée. Je dois combattre les effets du décalage afin de m’adapter à l’heure de Paris, alors pourquoi pas l’apéro? Une bière dans un sympatique café face à la place de la Bastille. Il est 17h…..beaucoup d’achalandage, tout le monde est à l’heure de l’apéro. Ma stratégie pour la semaine : visiter Paris quartier par quartier tel que proposé par Gallimard. Je sors alors mon guide, achète le Pariscope et décide que demain, je visiterai le Marais, l’arrondissement voisin.

Acte 1 scène 2

24 août : Le Marais et la Bastille, 4e arrondissement

Première chose à faire, acheter une passe de métro pour une semaine…elle me sera bien utile. Le métro m’amène au charmant quartier « Le Marais ». Ancien marécage comme son nom l’indique, Le Marais abrite la plus ancienne communauté juive orthodoxe et celle, plus récente, des homosexuels. Une promenade dans ses rues me permet successivement de découvrir de très belles galeries d’arts, des boutiques de mode et beaucoup de musées. C’est ainsi que que je visite le musée Carnavalet, un musée qui retrace l’histoire de la ville de Paris. Ensuite la place des Vosges, un magnifique parc ceint de trente-six pavillons d’une symétrie parfaite du XVII e siècle fait en brique rouge aux toits d’ardoise. Au no. 6, la maison de Victor Hugo où il vécut de 1832 à 1848, aujourd’hui devenu son musée.

Petite pause bien méritée dans un sympatique bistro pour le lunch. En après-midi, du lèche-vitrine dans les différentes rues, vue d’innombrables églises et finalement le centre Georges-Pompidou qui malheureusement est fermé les mardis. J’y retournerai à la première occasion.

Pour terminer, une visite guidée de 3 heures du plus prestigieux cimetière de Paris, celui du Père Lachaise. De nombreuses personnalités y sont enterrées dont Balzac, Chopin, Daudet, Proust, Piaf, Montand et beaucoup d’autres. Plus récemment Bécaud, Baschung, Henri Salvador, et en janvier 2010 Mano Solo, un chanteur français. Le monument le plus visité est celui de Jim Morrisson, ce jeune chanteur de rock américain, leader du groupe « The Doors » mort à 27 ans le 3 juillet 1971 à Paris. Il demande une surveillance permanente. Des jeunes venus de partout dans le monde viennent continuellement se recueillir sur sa tombe. D’ailleurs, notre guide nous a confirmé qu’aujourd’hui était une journée tranquille puisqu’on comptait qu’une dizaine de personnes. Son buste au fil des ans a complètement disparu. Des fleurs sont en permanence déposées sur sa tombe, et l’anniversaire de sa mort donne annuellement lieu à d’importants rassemblements voir des émeutes. On n’ose même pas penser au 3 juillet prochain, le 20 e anniversaire de sa mort. On y a récemment installé une caméra de surveillance afin de s’assurer de la paisibilité des lieux.

C’est un mythe que de penser que seul les grandes personnalités ont leur place au cimetière du Père Lachaise, tous peuvent y dormir en paix en autant que l’on paie les 13,000 euros exigés par la ville. Pour terminer, une petite anecdote qui m’a fait sourire, l’inscription sur la pierre tombale du réputé sculpteur français Pierre Armand « Enfin seul ». On ne peut dire plus vrai…..

Ainsi se termine ma première journée, 15051 pas, 11.4 km et perdu 620 calories. Je vous confesse que j’ai amené avec moi mon podomètre.

Acte 1 scène 3

25 août : St-Germain- des-Prés à la Tour Eiffel

Une autre très belle promenade qui m’amène en direction de l’Odéon, et me fait traverser les jardins du Luxembourg, pour finalement arriver à Place St-Germain-des-Prés. La plus ancienne église de Paris surplombe la place. En face, le café des Deux Magots et Café de Flore, tous deux célèbres pour avoir été fréquentés par Sartre, de Beauvoir, St-Exupéry pour n’en nommer que quelques uns. Impossible de ne pas s’y arrêter pour une pause-café pour observer les passants et admirer la magnifique Place St-Germain-des-Prés.

Ensuite direction du superbe musée d’Orsay qui m’amène droit à la Seine et les différents ponts qui permettent de traverser facilement de la rive gauche à celle de droite. Pour l’instant, je reste du coté gauche, il y a trop à voir…..rien ne m’empêche cependant de faire un détour pour aller voir les bouquinistes alignés le long des quais. Chemin faisant, on aperçoit Notre-Dame de Paris, le Louvre, Place de la Concorde….toutes des attractions prévues pour le lendemain. Finalement, le musée d’Orsay qui se révèle être l’ancienne gare de Paris est un musée hors de l’ordinaire. De trouver réunis sous un même toit tous les grands de la fin du XIX et du début du XX e siècle (1848-1914) tient de l’irréel. C’est le plus beau musée vu à ce jour. Il n’est ni trop grand, ni trop petit, il est ce qu’il doit être : parfait à mes yeux. Muni d’un audioguide, je me suis régalée pendant trois heures.

Poursuivant ma route toujours à pied vers la tour Eiffel que je pouvais apercevoir au loin, il m’a été agréable de passer devant l’hôtel des Invalides, le pont Alexandre III que je qualifie être le plus beau et finalement le pont Alma en dessous duquel on retrouve le musée des égouts de Paris. Est-ce que je m’y arrête ou pas ? Pas très intéressée mais ma passe de musée m’y donne accès et j’ai du temps devant moi. Donc sans grande conviction, j’y entre pour faire une promenade quelque peu insolite dans le Paris souterrain. Pas grand-chose à dire sauf que c’est un réseau très bien géré, on y retrouve les noms de rues dont les égouts suivent le tracé. Si vous perdez un objet telle une bague ou autre, vous pouvez le réclamer à la ville. On dit que les femmes des égoutiers possèdent de très belles bagues.

Finalement la tour Eiffel à mes pieds. Que dire qui n’a pas déjà été dit ? Un tas de ferraille, une écrasante masse de métal qui n’empêche cependant pas une foule impressionnante qui attend à la queue leu-leu pour escalader les trois étages qui les mèneront au sommet soit à 320 mètres. Une vue sûrement époustouflante sur tout Paris les attend mais je ne me laisse pas attendrir ….çà ne vaut pas le coup surtout par temps nuageux comme maintenant. Je préfère devancer l’apéro !

Une très agréable journée à visiter de très beaux sites. Au bout du compte, j’aurai aujourd’hui fait 19828 pas, 15.07 km et perdu 817 calories.

mardi 8 juin 2010

Un an déjà !



Retraitée depuis un an, je n’ai pas vu le temps passé. De l’appréhension face à la retraite, je suis vite passée au grand bonheur. Mis à part mon voyage vinicole en France l’été dernier, je n’avais pas d’autres projets précis. Ils sont venus plus tard. Je me suis trouvé un travail occasionnel qui me demande que quelques jours par mois. Devinez dans quel domaine? Le vin bien sûr ! Je suis maintenant représentante dans la région pour l’agence Benedictus dont le siège social se situe à Montréal. Mon travail si on peut appeler çà un travail consiste à visiter les restaurateurs pour leur faire déguster des vins d’importation privée. J’ai beaucoup de plaisir à le faire……A la demande d’amis, j’organise aussi des dégustations privées.

Le reste du temps, je vis pleinement le quotidien dans les petits plaisirs de la vie. Une journée ordinaire se déroule sans trop de contraintes. Pas trop pressée de me lever le matin, il n’en demeure pas moins qu’il n’est jamais plus tard que 8h. à moins d’avoir fait quelques petits excès la veille. J’ai hâte de prendre tranquillement un bon café et de lire le journal. Souvent un deuxième café que je vais prendre à l’extérieur. J’ai découvert un sympatique café sur Mont-Bleu, le Moca Loca. De la très bonne musique d’ambiance me permet de poursuivre ma lecture de nouvelles à travers différents journaux mais aussi divers sites internet. Je suis maintenant très bien informée sur ce qui se passe ici et ailleurs dans le monde. A l’occasion, j’apporte mon portable comme ce matin pour écrire mon blog. Dans ma découverte de nouveaux cafés, il y en a un autre tout près de chez moi, le Café du monde en vrac sur St-Raymond. Aussi très acceuillant en plus d’avoir le plaisir de marcher pour m’y rendre. La matinée s’achève…..il faut maintenant penser au lunch….où ? J’ai le choix et surtout tout mon temps : à la maison ou à l’extérieur ?

L’après-midi…..faire des courses. C’est tellement plus simple et surtout plus rapide, il n’y a pas foule. Je n'oublie pas non plus la piscine et le gymnase….une activité que j’ai mise dans mon horaire. Question de garder la forme, j’y suis allée régulièrement tout l’hiver à l’heure qui me convenait le mieux. J’ai même pensé aller au cinéma l’après-midi, mais je ne l’ai pas encore fait, j’attends d’avoir du temps libre…. J’ai aussi le loisir de ne rien faire sans me sentir coupable.

J’ai passé une grande partie de l’hiver au Mont-Tremblant à pratiquer un de mes sports préférés, le ski alpin. Entre le ski et la maison, j’ai fait un saut à Monpellier en France et par la suite, un séjour de deux semaines au Costa Rica. Je n’ai pas vu passé l’hiver……tellement je fus occupée à faire ce que j'aime.

Le printemps est vite arrivée. Le beau temps qui nous a surpris depuis la fin du ski m’a permis de m’adonner très vite au jardinage. Je suis d’ailleurs très fière de mon jardin, il n'a jamais été aussi beau. Je fais régulièrement des randonnées pédestres, seule mais plus souvent en companie……J’ai découvert beaucoup de nouveaux sentiers dans le parc de Gatineau dont j’ignorais l’existence. Mon vélo a sillonné à quelques reprises les routes de la région.

Un de mes projets d'été est d'aller faire du cyclisme dans la péninsule du Niagara, et naturellement étant qui je suis, en profiter pour visiter des vignobles. Je prévois aussi visiter ma belle famille dans le bas du fleuve avec un arrêt à l’aller et au retour dans la belle capitale. A la fin août, je retourne en France pour un beau séjour de cinq semaines. Ma vacance débutera par une semaine à Paris où j’ai loué un studio. Je suis actuellement à la préparation de ce voyage. Que visiter à Paris? Tout bien sûr…..mais il faudra prioriser compte tenu du temps. Par la suite, je suis attendue en Champagne où je passerai quelques jours dans un vignoble. Je compte par la suite me diriger en Bourgogne, puis dans le sud-ouest retrouver mes bons amis Rachel et Carol pour faire des randonnées pédestres.

Un incontournable est de retourner dans le Rhône au Domaine Faury pour faire un bout de vendanges avec tous les amis rencontrés l’année dernière. Mon périple se terminera cette fois-ci au pays basque chez Dominique et Christine pour les fêtes d’Ibaron. Mon retour au Québec est prévu pour le 29 septembre.

Je dis à tous ceux qui hésitent à prendre leur retraite, faites-le aussitôt que vous le pouvez. Vous verrez de nouveaux horizons s’ouvrir à vous, peut-être de nouvelles passions, ou tout simplement des joies simples que vous aurez le plaisir de retrouver.

Une fille heureuse à la retraite….

vendredi 9 avril 2010

En route pour l'autre après-ski

Pas beaucoup de neige pour être en bottes de ski

Les girls au BBQ: Joanne, Marie-Ève, Isabelle et moi-même

Ben au BBQ

Les boys à la pause du matin: Gilles, Graig et Jean-François

Vue des pistes du condo de mon frère

Une très belle saison de ski à Tremblant

C’est sur une note des plus positives que s’est terminée en fin de semaine dernière ma saison de ski à Tremblant. ….La plupart des amis s’étaient donné rendez-vous pour une ultime rencontre, une ultime descente. Trois belles journées de ski sous un soleil radieux à dévaler les pentes qui malheureusement à cause de la chaleur exceptionnelle se détérioraient rapidement. Il fallait donc skier tôt et terminer tôt. Quel plaisir de skier les pieds chauds et les mains nus tellement il faisait beau ! Certains étaient en shorts, d’autres en tee-shirts et plusieurs en torses nus. On se serait cru sur une plage et non dans une station de ski.

La dernière journée, nos amis Ben et Francine ont récidivé avec une vieille tradition du passé : un BBQ en pleine montagne pour marquer la fin de la saison. C’était une première expérience que j’ai bien apprécié. Au menu, saucisses aux saveurs variées, bière, vin, et en prime du soleil mur à mur. Le retour en ski fut plus difficile, il fallait remonter la pente pour ensuite la redescendre…..le vin aidant, ce n’était la meilleure idée mais on y est quand même arrivé…..avec quelques difficultés pour certains. Mon coté plus raisonnable et selon les bons conseils de mon amie Joe, je suis redescendue en gondole. L’après-ski avait officiellement débuté et s’est poursuivi jusqu’au dodo sur la terrasse de nos amis Gilles et Joanne.

Malgré le peu de neige, j’ai passé un très bel hiver. Ayant ma passe de saison, j’en ai profité au maximum… trente-quatre jours de ski dans des conditions de neige exceptionnelles. Aucun facheux incident, aucune blessure, seulement trente-quatre jours de plaisir avec de très bons amis !

Bravo aux employés de Tremblant qui ont travaillé fort pour nous assurer tout au long de la saison un haut niveau de qualité des pistes. …. C’est selon les dires des habitués, la plus longue saison de ski dans des conditions printanières.

A l’année prochaine

Johanne