dimanche 20 septembre 2009

Le Rhône, la suite....les vendanges sont terminées!

Vue sur le Rhône de Chavanay

Henri et Gérard, de bons skieurs

Retour des vendanges
Pierre, Bertrand, Jean-Christiphe et Philippe

Repas bien arrosé chez Aimé et Chantal

L'équipe de vendangeurs

Lunch à la Côte-Rôtie
Pierre, Viola, Amélie et Marie

Pause vin à la Côte-Rôtie

Vendange à la Côte-Rôtie (Chenille pour tansporter les bennes)

Le pigeage-le foulage des raisins en fermentation

Doudou le tonnelier dans son atelier

Au mont Pilat

L'équipe des vendangeuses
Rita, Amélie, Yanick, Viola, Johanne et Chantal



Peter, Viola et moi-même à Lyon

Le Rhône, la suite…….

Dimanche, un bout du chemin de Compostelle en companie des belges flamands Rita et Luc qui aiment bien la randonnée. Notre promenade nous a mené à un très beau village médiéval, que je qualifierais de presque fantôme. Pas âme qui vive, seulement une très belle chapelle du XIe siècle surplombant les champs de vignes. De belles maisons en pierres, une cascade sans eau, des rues très étroites, aucun restaurant à l’horizon et finalement un office de tourisme où nous avons pu s’approvisionner en eau pour le chemin du retour.

Lundi matin, tous sont là pour la vendange de la Côte-Rôtie….on nous a promis du vin de l’appellation. En route, que des vignes ....Condrieu, le fameux Château Grillet que jamais personne n’a goûté tellement l’appellation est petite, et finalement Côte-Rôtie. Impressionnant, une énorme pente à grimper……je suis étonnée par tout l’équipement nécessaire pour transporter les raisins de ces parcelles…des ficelles, une chenille, un treuil, des hommes forts….Le défi de tous…. couper les grappes, ne pas perdre les sceaux, et surtout ne pas glisser tellement c’est abrute. Il faut se tenir aux piquets des vignes pour faire un pas en avant. Maintenant facile de comprendre pourquoi le vin de Côte-Rôtie se vend à fort prix. Un terroir d’exception, une exposition au soleil particulière, et un travail rigoureux de la vigne qui demande des ressources hors du commun. Tout cela a un coût.

Finalement, on a survécu à la matinée….Midi a sonné, Danielle arrive avec le lunch…. Quelle convivialité! Assis par terre, des petits groupes se forment un peu partout à travers les vignes pour casser la croûte. Verre de vin à la main, pas le Côte-Rôtie, tous se plaisent à raconter leurs petites anecdotes de la matinée. J’apprends que la vendange du matin est destinée pour la Côte-Rôtie de Guigal, un des plus grands producteurs du Rhône. Philippe y loue une partie de ses terrains.

Une journée bien fatigante mais combien satisfaisante. Malgré la difficulté, j’ai bien aimé les vendanges.…plus qu’en Provence du fait que la température était beaucoup plus fraîche.

De retour à la cave, le visage du patron laissait transparaître sa satisfaction … chose promise, chose due, le vin de Côte Rôtie est sur la table. On débute par un récent millésime, le 2007 pour poursuivre avec la cuvée personnelle de Philippe, le 2003. Pas besoin de vous convaincre, c’était du grand vin….

Le lendemain matin, dame nature fait ses caprices….il pleut …mot d’ordre, on ne vendange pas, çà dilue le raisin. On espère que çà passera vite. Effectivement, le soleil revient à midi. Tous sont là pour l’après-midi. Il est important que tous les raisins soient à la cave le plus tôt possible. Une fois à l’abri, il n’y a plus rien à craindre.

Le soir en soupant, comme à l’habitude ave Philippe et Danielle, la pluie s’est mise à retomber de plus belle. Philippe, un homme toujours souriant a perdu du coup son enthousiasme. C’est la première fois depuis que je suis là que je lui voyais cet allure. Quand on y pense, c’est le travail de toute une année qui du coup compromet la qualité du millésime. Rien à faire, sauf mal dormir……il faut juste espérer que çà ne durera pas.

Le reste de la semaine s’est bien passé. Mercredi, les vendangeurs ont mis la pédale à fond…..15,000 kg de raisins ont été pressés pour donner à la fin 115 hectolitres de jus. Le lendemain, la même chose. Le sourire était revenu sur les visages. Les vendangeurs ont bien été récompensés en se voyant servir à la fin de la journée les meilleurs vins de la maison.

Les fins de journée sont toujours très animés au Domaine Faury tout comme les déjeuners et les diners. C’est le rassemblement de tous les vendangeurs. On sert des gâteaux, du vin et du vin, et souvent du très bon si la journée a été productive. Les vendangeurs, que je connais tous par leur prénom maintenant, viennent souvent nous rendre visite à la cave et même parfois certains restent pour donner un coup de main. Une très belle ambiance, j’aime bien….Chacun contribue à sa façon à la qualité du vin du Domaine Faury.

Le visage de la cave a bien changé depuis mon arrivée. Les cuves se remplissent à grande vitesse de Condrieu, St-Joseph et de Côte-Rôtie…il y a maintenant beaucoup de travail, on ne chaume pas. J’ai beaucoup moins de temps pour écrire sur mon blog. On sait l’heure à laquelle on commence mais pas celle à laquelle on va finir. Les vendanges se terminent aujourd'hui le 23 septembre.

A tous les matins, j’ai le mandat de prendre la densité de tous les jus en fermentation. Très important pour suivre le processus de fermentation. Ce matin, dans la cave des blancs, j’ai ressenti un certain malaise tellement il y avait dégagement de CO2 des cuves en fermentation. Ensuite un débourbage et plus à faire, et toujours 2 remontages ou un pigeage (voir photo) par cuve quotidiennement. Il faut fouler, égrapper, presser les raisins qui entrent au fur et à mesure. Certains soirs, Lionel et le personnel permanent sont restés jusqu’à 23h. Le temps des vendanges est très intense. Les employés ne comptent pas leurs heures.

Philippe nous annonce qu’il y aura vendanges samedi jusqu’à midi. Il faut profiter du beau temps. Plusieurs seront là…..dont moi qui décide de participer à la vendange. C’est une tout autre ambiance que la cave. Beaucoup de camaraderie…..et des maux de dos. Ensuite le lunch convivial habituel. Philippe est très généreux, il nous met sur la table des bouteilles de St-Joseph, la cuvée Kermitt. En après-midi, balade au parc du mont Pilat. Une superbe vue sur le Rhône et les Alpes.

Demain dimanche, c’est sacré…repos pour tous. Mes deux colocataires,Viola l’allemande et Peter le slovaque avons décidé de faire un petit saut à Lyon avec un arrêt à Vienne. Phillipe nous prête une voitute. Une très belle ville, surtout le vieux Lyon. J'ai passé un très bel après-midi en bonne companie.

Je pars avec un pincement au cœur…un peu triste même. Je prends l’avion aujourd'hui pour Toulouse puis par la suite en train à Lisle sur Tarn pour mon troisième et dernier stage au Domaine Borievieille. J’ai passé au Domaine Faury 2 semaines très enrichissantes à tout point de vue. Du coté des connaissances, j’ai appris beaucoup sur la vinification. Je connaissais la théorie, maintenant je connais la pratique. Du côté personnel, j’ai fait de très belles rencontres, j’en reverrai sûrement certains au Québec. J'ai apprise aussi certaines expresions: " c'est nickel chrome", "c'est rideau" et plusieurs autres.

Et qui sait, je les reverrai peut-être tous sur mon chemin du retour pour Paris. Il y a la fête de la vendange qu’on nomme « la revole », je ne sais pourquoi ce nom mais peu importe apparamment qu’on s’amuse beaucoup….la date n’est pas encore déterminée mais si cette dernière coincide avec mon horaire, je serai de la partie.

Hier soir, on a fait une mini revole (fête des vendanges). Comme mon départ approche, Peter, Viola et moi-même avons décidé d'inverser les rôles et d'inviter à souper nos hôtes Philippe et Danielle ansi que les belges Luc et Rita. Nous avons eu beaucoup de plaisir et du très bon vin apporté par le patron. Certains en ont abusé un peu dont notre "Peter national". Il en paie la note ce matin aux vendanges.

Dernière journée de travail pour moi au Domaine, j'ai demandé la permission à Lionel d'aller vendanger avec tout le groupe à Côte-Rôtie. Je commence à aimer la vendange, et surtout l'ambiance qui y règne. Vous devriez me voir les mains et celles des autres aussi....toutes tâchés bleu. Le temps y remédiera....Retour au chai, on a vendangé à Côte-Rôtie, on a donc eu du vin de Côte-Rôtie à la fin de la journée.

Hier soir nous sommes allés souper chez Aimé et Chantal.....une autre mini revole....Aimé est un passionné de vin et de cuisine. Il nous en a donc mis plein les yeux et la bouche. Un copieux repas nous a été servi ainsi qu'une très belle palette devin.....Côte-Rôtie 1905, Gigondas 2005, Hermitage 1990, Château Cantemerle 2005, et autres. Certains des vins ont été servis à l'aveugle, question de me tester. Belle réussite! Vous remarquerez que tous les vins étaient français dont la plupart du Rhône. Ici on" ne commence pas par dire "Ancien ou Nouveau monde", c'est assurément un vin de France. Il faut seulemnt trouver la région, cépage et millésime. Merci à nos hôtes pour la belle soirée.

Mon blog fait fureur ici. Tous veulent l’adresse……pour voir bien sûr les photos et ce que je dis de mon séjour au Domaine Faury. Que de belles choses à dire….rien de négatif. A date, j'ai été très chanceuse dans mes choix de vignobles. J'espère seulement que le prochain et dernier sera aussi intéressant que les précédents.

Johanne

samedi 12 septembre 2009

Un millésime exceptionnel pour le Rhône

La vendange du viognier

La table de tri - coccinelles, araignées, pyrales

Tapis élévateur qui amène le raisin au pressoir

Jus de goutte avec CO2 pour prévenir l'oxydation

Prête pour le nettoyage du pressoir

Le marc

Dégustation du viognier en débourbage

Repos bien mérité en companie de Bertrand

Salle de dégustation -Faury 1997, Côte-Rôtie AOC
(Olivier, Philippe et la petite Axelle, Lionel)

Un millésime exceptionnel pour le Rhône nord

Mercredi le 9 septembre, prochaine étape: Le Rhône, pas n’importe quelle région, celle des vins prestigieux du nord : Côte-Rôtie, St-Joseph et Condrieu. Aucune chance de se méprendre sur les cépages, un seul : en rouge, la syrah, et en blanc, le viognier. Aucun vin d’assemblage! Difficile de se tromper….exception faite des St-Joseph blanc. Par contre on vinifie les parcelles séparément qu’on assemblera une fois la vinification terminée.

Venue en train depuis Toulon avec arrêt à Marseilles, on vient me chercher à Péage sur le Roussillon à 17h58, heure d’arrivée du train. Jamais en retard…..Dans un échange de courriel, je me suis identifiée comme étant la fille à la valise rouge et au sac à dos. On vient vers moi…..on a reconnu ma valise. C’est une dame d’une cinquantaine d’années qui se présente comme étant Danielle Faury. Wow, la propriétaire elle-même ! Une dame très sympatique, d’une grande simplicité avec qui je vais bien m’entendre, j’en suis certaine.

En route, je découvre un paysage bien différent de celui de la Provence. Pas de palmiers mais des vignes à perte de vue plantées sur des coteaux bien escarpés, pas de mer mais un fleuve, le Rhône. Au passage, le village Thain-Ermitage…..des écriteaux dans la montagne indiquent Guigal, Chapoutier, Jaboulet. Ils sont tous là…les grands noms, du grand vin.

Une route sinueuse surplombant le Rhône nous mène à Chavanay, village pittoresque qui habite la commune de St-Joseph et le Domaine Faury. Chemin faisant, Danielle me renseigne sur le Domaine dont je connais l’existence depuis à peine quelques mois. J’apprends que c’est un domaine familial qui a été transmis à son mari Philippe et maintenant au fils Lionel à peine âgé de vingt-six ans. Une histoire de famille qui aujourd’hui se résume à dix-sept hectares de vignes répartis en Condrieu, St-Joseph, Côte-Rôtie AOC et vin de pays. Il cultive aussi du chardonnay, gamay, marsanne et roussanne. Les vendanges dureront 3 semaines et occuperont les quinze vendangeurs que compte l’équipe. Ils seront tous là`demain matin 7h30 pour le petit dejeuner.

Arrivée au domaine, Danielle m’indique mon logement. C’est une maison adjacente à la sienne dans un petit hameau que je partagerai avec Peter qui arrive ce soir de la Slovaquie, et une allemande qui arrivera dimanche.Des belges seront aussi là avec leur "camping car". Beau mélange ! Maintenant je dois me débrouiller avec 2 autres langues. Les vendanges sont souvent à l'origine d'un rassemblement de gens venus des quatre coins de l’Europe et du Québec bien sûr. Une belle ouverture sur le monde.

Le lendemain matin, je rencontre les vendangeurs venus pour le déjeuner. Une équipe composée de jeunes et de moins jeunes….tous enthousiasmés à l’idée de participer à la réussite du millésime 2009 qu’on prédit être exceptionnel. Je rencontre aussi Lionel avec qui je travaillerai à la cave pour les 2 prochaines semaines. La cave, très différente de ce que j’ai vu en Provence. J’ai été très surprise ! Très rustique avec beaucoup moins de moyens ….encore des cuves en fibres de verre, en ciment et quelques unes en inox…….on réussit quand même à faire des excellents vins. L’importance du terroir et le savoir-faire du vigneron sont ici des facteurs déterminants pour la clé du succès.

Une bien petite entreprise qu’est le Domaine Faury, 70,000 bouteilles comparativement à un demi-million pour Château Tour de l’Évêque. Lionel est roi et maître dans sa cave. Tous les pouvoirs du père, Philippe lui ont été légués. Il est cependant soutenu par 4 employés super sympatiques qui sont pour le temps des vendanges, non disponibles à la cave. J’arrive donc juste à point pour aider Lionel. Très facile de travailler avec lui….il me fait confiance…. A tous les matins, je dois prendre la densité des moûts en fermentation pour s’assurer que cette dernière suit son cours normal. J’apprend beaucoup……. Il me demande si j’ai la bosse des mathématiques. Je dois calculer le nombre de ml d’une solution de 18% de métabisulfite de potassium à mettre dans une cuve contenant x hectolitres de jus de raisin. Il tombe dans le mille, j’ai fait ce genre de calculs toute ma vie. Réponse : -----------------Je dois aussi laver les pressoirs, laver les bennes….il y a beaucoup d’hygiène à faire. Les journées passent vite.

Ici aussi, que des vendanges manuelles….il y a une machine à trier les grappes avant qu’elles soient pressées. C’est pas possible ce qu’on peut recueillir sur la table de tri….araignées, vers, pyralles, coccinelles, ect. Il faut surtout pas penser à la vendange mécanique qui ramasse tout sur son passage. Coté fermentation, pas de levures ajoutées….on laisse faire les levures naturelles. Sulfites, que le stricte minimum. Température de fermentation, les plus basses possibles pour avoir de longues fermentations. On laisse la nature faire son chemin…et au final…..un excellent Condrieu, St-Joseph ou Côte-Rôtie.

Le midi, les vendangeurs reviennent pour le lunch. Un copieux repas de 4 services est servi par Danielle. Le vin du cépage vendangé est mis sur la table…..aujourd’hui, c’était le "condrieu tradition". Mon doigt se portant mieux, lundi je me suis portée volontaire pour aller vendanger dans la Côte Rôtie. Astucieuse, vous me direz, on aura du Côte Rôtie pour le lunch. C’est vrai mais apparamment que c’est un évènement à ne pas manquer. La pente est tellement abrute qu’il faut attacher les sceaux pour ne pas`qu’ils glissent. Aussi, le climat beaucoup plus frais qu’en Provence est un élément qui m’incite à tenter l’expérience une seconde fois.

Ce matin en mettant mon nez dehors, j’ai aperçu tout à coté du domaine un couple marchant avec le bâton du pèlerin. On a échangé quelques mots, juste assez pour savoir qu’ils étaient des autrichiens en lune de miel vers St-Jacques de Compostelle. Danielle m’a dit plus tard qu’ils leur arrivaient souvent d’héberger des pèlerins. Bon à savoir, si je fais un jour Compostelle, je partirai à coup sûr du Domaine Faury, la route y passant.

Assez pour ce soir ! J’ai hâte d’aller me coucher et me lever demain matin pour prendre le café….en plus c’est samedi, pas de presse, il n’y a pas de vendanges la fin de semaine.

Après 4 jours au domaine, je peux dire que je m’y plais beaucoup pour diverses raisons. C’est sûr que ce n’est pas St-Tropez avec ses plages, que les espagnols ne sont pas là mais il y a une belle famille avec laquelle je me sens très à l’aise. La petite équipe de vendangeurs avec qui je partage quotidiennement le déjeuner et le repas du midi sont très sympatiques. Lionel avec qui je travaille est un être passionné qui aime bien partager ses connaissances. Il y a aussi Doudou, Bertrand et Pierre, des employés du domaine avec qui je m’entends très bien. Doudou est là depuis vingt-sept ans. Il a exercé longtemps le métier de maître-tonnelier. J'iirai visiter son atelier bientôt.

Le mont Pilat est à la porte avec plus de 600 km de sentiers balisés. En companie de Danielle qui aime bien la randonnée, dimanche nous irons faire un circuit. On dit que les panoramas sur la vallée du Rhône et les Alpes sont à couper le soufle. Je vous en reparlerai....

Johanne




lundi 7 septembre 2009

Les vendanges ont débuté

Non pas les gendarmes mais la familia espagnole à St-Tropez

Visite à St-Tropez

La fiesta espagnole du samedi soir

Vieilles vignes de cabernet sauvignon - 50 ans

Travail à la cave - le débourbage

A la piscine
Vue du golf de St-Tropez et Port Grimaud de Gassin

Château Barbeyrolles à Gassin, tout près de St-Tropez
On doit faire vite, les raisins doivent être pressés

Dans les vignes à goûter le cinsault

Les vendanges ont débuté !

Aucune surprise, le temps chaud et ensoleillé qui prévaut en France depuis le début de l’été a permis de devancer d’une semaine un peu partout les vendanges. La Provence n’a pas fait exception. Arrivée au Domaine Tour de l’Évêque très tôt mardi matin, c’est une atmosphère bien calme que j’ai retrouvée; les cinquante quatre espagnols engagés pour les vendanges s’affairent depuis 5h ce matin à la besogne. Nélot, le régisseur venu m’accueillir m’apprend qu’ils sont là depuis une semaine. Ils rentreront pour le lunch à 12h15, la journée se terminant à cette heure pour eux.

L’ambiance a bien changé à leur retour. Avec mes biens modestes connaissances en espagnol, j’essaie de mon mieux d’entrer en relation avec eux. Chose assez facile, mais de se comprendre c’est autre chose. Ils parlent tellement vite que j’ai du mal à reconnaître la langue. L’après-midi, c’est la sieste pour tous pour mieux reprendre de plus belle leur tapage et çà jusqu'à`23 h, l’heure du dodo. Ils sont assez bruyants, merci. Certains jouent aux cartes, d’autres de la guitare et chantent…Le rituel recommence le lendemain et il en sera ainsi jusqu’à la fin des vendanges prévu dans une dizaine de jours. Cette première journée, je l’ai vécu intensément. J’ai laissé la fatigue du voyage de coté pour mieux faire connaissance avec mon environnement peu familier. Déjà en arrivant, le café pris, j’étais dans les vignes avec Nélo à conduire le camion pour ramener les palettes de raisins à la cave pour être immédiatement pressés. En fin d’après-midi, Régine Sumeire la propriétaire du domaine se manifeste….en provenance de son autre vignoble Château Barbeyrolles situé à une centaine de km, tout près de St-Tropez. Elle fait fréquemment l’aller-retour….aujourd’hui, elle est venue pour faire des prélèvements dans les vignes afin de vérifier la maturité des raisins. Elle m’invite à se joindre à elle. Pour ce faire, on se promène dans les rangs pour cueillir un raisin sur chacune des grappes des différents pieds de vigne. Une fois à la cave, on presse nous-mêmes les raisins avec nos mains, on receuille le jus dans un cylindre gradué. A l’aide d’un mustimètre, un appareil qui mesure la densité du moût et le degré potentiel d’alcool, on détermine quelles seront les prochaines parcelles à vendanger selon la lecture obtenue.

Le Domaine Tour de L’Évêque a une superficie de 65 hectares. Les principaux cépages cultivés sont la syrah, le grenache, le cinsault, et le cabernet en rouge, la rolle, le sémillon et l’ugni en blanc. La fierté du domaine est le fameux vin rosé « Pétale de rose » qu’on retrouve facilement sur les tablettes de la SAQ. Il représente 90% de la production totale soit près de 450,000 bouteilles, le reste étant en blanc et en rouge. Tous les cépages cultivés au domaine entrent en différentes proportions dans la composition du Pétale de rose. Chacun d’eux a un rôle bien déterminé à jouer. La syrah est choisi pour donner de la couleur, le cinsault pour la quantité de jus, et ainsi de suite pour les autres….

Un soin particulier est apporté aux vins du domaine. Premièrement, toutes les vendanges sont faites manuellement. Les vendangeurs ont été minitieusement formés pour couper que les raisins en parfaite santé. Plusieurs sont là depuis trente ans. Ensuite, arrivées à la cave, les grappes sont encore une fois inspectées afin de rejeter celles qui présenteraient la moindre pourriture. Tout comme en Champagne, les raisins ne sont pas foulés, mais pressés immédiatement afin de prévenir toute oxydation. Enfin, un détail très important dans la vinification est la propreté. Je ne sais pas si la même rigueur est appliquée partout ailleurs mais je peux vous dire qu’à ce chapitre, Domaine Tour de l’Évêque et Barbeyrolles sont exemplaires.

Jeudi soir, Régine m’invite à l’accompagner au Château Barbeyrolles. Je n’hésite pas une minute. Je veux tout voir, tout connaître…. C’est un très beau domaine avec des palmiers, beaucoup plus petit, 12 hectares. Les mêmes cépages y sont cultivés en plus du mourvèdre. On y produit aussi le fameux « Pétale de rose » qu’on ne retrouve pas chez nous puisque tous les vins du Château Barbeyrolles sont vendus localement en raison de la petite production.

Des parcelles de cinsault sont prêtes à être vendangées. Régine déplace une équipe de 12 espagnols qui comme à Tour l’Évêque vendangeront de 5h le matin à 12h15. Tout est à plus petite échelle, la cave, les cuves, les pressoirs, ect. On sent que le personnel est beaucoup moins stressé. J’aime bien l’ambiance qui y règne. Je participe à la pesée des palettes, à la sélection des raisins, au pressurage et au repiquage, l’élaboration des courbes de fermentation, le débourbage, le collage et le nettoyage très important pour la qualité….je m’y plais beaucoup.

En plus, j’ai mon propre appartement….et il y a une très belle piscine de 20 mètres d’où je viens tout juste de faire 50 longueurs.

La mère de Régine, une dame de quatre-vingt cinq ans est très gentille. Elle m’indique toute sorte de choses à faire dont une marche à Gassin, un des plus beaux villages de France. Gassin est à peine 1 km du vignoble situé sur une colline de laquelle on a une superbe vue du Château Barbeyrolles et de la Méditérranée d’un coté, et de l’autre les îles et la Corse.

Le travail en cave se fait le matin et le soir. Les après-midis, non pas pour Régine, mais pour moi sont libres. Le matin, on sélectionne et presse le raisin. Le soir, il faut laver le pressoir et tout remettre en place pour le lendemain matin. Régine m’offre sa voiture pour aller me balader. St-Tropez n’est qu’à 4 km….Une très belle ville sur le golf, un port avec des bateaux acostés de plusieurs millions d’euros et plus, une richesse incroyable. De beaux magasins, que des griffes, avec des prix exorbitants. Permis de regarder, mais hors prix pour le commun des mortels. Un petit saut à la plage…..la plupart des touristes sont partis au grand soulagement des locaux. Une photo de la gendarmerie royale où le fameux film « Les gendarmes de St-Tropez a été tourné. Retour sur Barbeyrolles…..

Déjà samedi…..pas de repos sauf les dimanches, les raisins sont à pleine maturité, il faut les ceuillir. Je participe pour la première fois à vendanger les raisins avec mes amis espagnols. Pas de chance, 2 heures plus tard, je me coupe un doigt. On m'avait pourtant mis en garde. Ma carrière de vendageuse aura été bien courte. Il faut dire que je n'étais pas trop bien équipée. Eux, ils ont des gants en caoutchouc épais que le sécateur ne perce pas facilement, ce n'était pas mon cas. Ensuite, le train train habituel….cueillette, pressurage, débourbage, ect.

Les espagnols sont logés dans une maison sur le domaine. Régine fournit la bouffe mais ils préparent leurs repas eux-mêmes. Le samedi soir, c’est la fiesta puisqu’ils ne travaillent pas les dimanches. Ils m’invitent à leurs tables pour le repas du soir. Quelle camaraderie entre eux ! Douze espagnols qui se connaissent à peine depuis une semaine mais qu’on dirait être une famille depuis toujours. Le vin du domaine coule à flots, j’ai d’ailleurs un peu mal à la « cabeza » (la tête) ce matin. Après le repas, que la fiesta empeza (commence) ! Paco avec qui je me suis liée d’amitié est un bon guitariste et chanteur. Tous les autres suivent…..ellos cantan y bailan (chantent et dansent). Avec une telle atmosphère, difficile de rester impassible, j’emboîte le pas, Cristophe, le caviste est là et fait de même. La fête se poursuit ainsi jusqu’à 2h du matin.

Je suis dorénavant une des leurs. Ils trouvent que je me débrouille pas mal en espagnol même si je ne les comprends toujours pas lorsqu’ils parlent entre eux. La raison, ils viennent du sud plus précisément de l’Andalousie, beaucoup plus difficile à comprendre que dans le nord. Le lendemain matin, ils m’invitent à les accompagner au marché où je me suis achetée un chandail dont je suis certaine de ne pas retrouver chez nous, il est haut en couleurs. De retour, ils m’invitent à manger à leurs tables encore une fois et finalement à la plage. En soirée, un petit tour à St-Tropez et Port Grimaud que je n’avais pas encore vu, bien joli. Port Grimaud est surnommé « La petite Venise » du fait qu’il est une ville lacustre c'est-à-dire construite sur l’eau. Retour au Château avec un petit arrêt à Gassin pour une bière. Tout en bavardant, on m’invite à aller les visiter à Moril sur la Costa del sol, près de Granada. Qui sait?

Le temps passe vite, je n’en ai plus ici que pour 2 jours. Je pars mercredi pour le Domaine Faury dans le Rhône nord. J'ai adoré les espagnols et ma première expérience dans un vignoble. J’espère que je serai aussi chanceuse dans mes prochaines étapes que je l’ai été à date. Je vous en reparlerai dans mon prochain blog.

Que todos estamos bien !


vendredi 28 août 2009

Une semaine mémorable au pays Basque

Rosine, Jean-Michel et moi-même

Gaby, le capitaine du bateau

Dans les rues de San Sebastian, pays basque sud

Très réputé restaurant, la maison Oppoca, Ainhoa

L'apéritif chez Dominique et Christine
Dominique, Jean-Louis et Germain (g à d)

Un très beau village, Elizondo

La campagne basque avec ses brebis

Le repas du midi aux Aldudes

Après le vélo, c'est la fête aux Aldudes


Nul besoin de vous dire que j'ai passé une très belle semaine au pays basque, vous l'aurez deviné... Vous en connaissez déjà un bout, voici la suite....

Samedi dernier, Dominique et Christine nous ont invités dans un restaurant haut de gamme dans un coin perdu du pays, Ainhoa. Quelle était l'occasion? Apparamment que ce n'est pas nécessaire d'en avoir une, ici on crée les occasions. Tous les prétextes sont bons pour faire la fête. Or cette fois-ci, on me dit que je suis le prétexte pour réunir des amis que j'ai connu lors de séjours qu'ils ont fait au Canada chez Rosine et Jean-Michel. J'étais ravie de tous les revoir.

La fête débute par l'apéritif chez nos hôtes dans leur très belle propriété à Souraide près de St-Pée sur Nivelle. Rien de moins que des bulles, pas n'importe lesquelles, du Champagne! Les bouchons sautent, oups 3 bouteilles sont vidées. Il faut partir pour le restaurant, la maison Oppoca.

Classé parmi les plus beaux villages de France, Ainhoa est un village typique du pays basque avec ses belles vallées et ses collines vertes à perte de vue en arrière-plan. Le village est aussi très réputé pour la qualité de ses hôtels-restaurants. Je fus à même de le constater. La maison Oppoca est une belle auberge typiquement basque du XVIIe siècle. Le chef Patxi, à peine âgé de 25 ans, nous en a mis plein la vue et la bouche. Il y a longtemps que je ne m'étais pas régalée autant. De la grande cuisine digne d'un grand chef à tout point de vue. Un véritable orgasme pour les papilles. Les vins d'accompagnement ont été minitieusement choisis par Jean-Michel.

Le lendemain, en companie de plusieurs des mêmes amis, nous faisons un petit saut à San Sebastian au pays basque sud (pour ne pas dire espagnol) pour vivre l'expérience de manger des tapas et de boire du Chacoli. Pour ceux qui ne le sauraient pas, les tapas sont des amuse-gueule d'origine espagnole. L'idée derrière est de faire la tournée des bars jusqu'à épuisement. On en a fait plusieurs. C'est impressionnant de voir le nombre de tapas étalés sur les comptoirs. Ils nous font tous saliver, lesquels vais-je prendre?

On débute au hasard dans un bar, on se commande 1 ou 2 tapas avec un verre de Chacoli pour certains, d'autres prennent du cidre. On répète le processus jusqu'à ce qu'on décide qu'il serait bon de s'asseoir et de déguster un bon vin rouge. Comment choisi-t-on l'endroit? Le bar qui a les meilleurs verres a sûrement du bon vin. Notre intuition ne nous pas trompé. Une carte des vins impressionnante. On fait connaissance avec le "gros propriétaire" qui selon Marcel ne doit pas être pris en photo parce qu'il n'entre pas dans le cadre (blague). Il nous prépare des tapas qu'il nous apporte à table. Jean-Michel commande les vins.....Un impérial, Rioja 1994, le même auquel j'ai eu droit à mon arrivée chez Dominique et Christine. Excellento! Une 2e bouteille, un Roda I, Reserva 1995. C'est du sérieux et du grand vin. Avis aux connaisseurs. Bien rasasiés, nous rentrons au bercail.

Autre évènement de la semaine. Une journée dans les Aduldes chez un cousin d'un de la gang qui a un restaurant. Un autre coin bien perdu mais tellement typique et enchanteur. Mon séjour tombe bien. A chaque année, nos amis sportifs se réservent une journée de 75 km en vélo dans les montagnes pour rendre visite au cousin et faire la fête bien méritée après un effort soutenu. Les hommes partent le matin à vélo, les femmes et "Jean-Michel" les retrouvent le midi pour le lunch. Arrivés à destination, plusieurs apéritifs se succèdent, bière, bière, ricard, ect. On passe à table....Un très beau menu nous attend....Plusieurs bouteilles de rosé et de rouge sont déposés sur la table pour accompagner le repas. Pour terminer, Dominique commande 3 bouteilles de Champagne.....l'occasion, trente-trois années de mariage, çà se souligne avec rien de moins que des bulles. Un toast est de mise...félicitations!

Et ce n'est pas terminé....on se retrouve au bar pour le digestif maintenant. Tous se mettent à chanter en basque, tellement beau et charmeur.

Sur le chemin du retour, on s'arrête à Elizondo, un autre village au pays basque sud. Et que la fête continue.....c'est impressionnant, tous, dans les bars parlent le basque. Dominique connait tout le monde. On va de bar en bar, et le rituel se répète: tournée pour tout le monde et on se met à chanter en basque.

Arrivés à la maison, pas question d'aller se coucher, il faut casser la croûte. Un petit de coup de rouge aussi, rien de moins qu'un St-Émilion grand cru 1995. Allez dodo maintenant, il est tard.

Le pays basque, c'est merveilleux avec les basques! Sans eux, ce ne serait pas la même chose.

Au final, j'aurai rencontré Angélique une amie de Jeanjean, mon copain montréalais. Un très beau dimanche qui a débuté par la messe à l'église Louis XIV à St-Jean de Luz (endroit où a eu lieu le mariage de Louis XIV et de l'infante Marie-Thérèse). Une chorale de plus de 200 personnes nous a fait vibrer pendant 1h30minutes au rythme des cantiques basques. Extraordinaire, indiscriptible, il fallait tout simplement être là. Par la suite, on s'est dirigé vers St-Jean-Pied-de-Port, village frontalier où débute un tronçon de Compostelle. On y rencontre beaucoup de pèlerins avec leurs bâtons de marche.

Lundi matin, petite surprise. Coup de téléphone de Jean-Michel pour m'annoncer qu'on part faire une promenade en bateau. Son cousin Gaby, marin-pêcheur est disponible pour une balade. Tous les éléments sont réunis, soleil radieux, chaleur et mer calme. On part! On a longé la côte jusqu'en Espagne. J'ai pu apercevoir la Rhune, les nombreuses plages sous un autre angle. Vu de la mer, la côte est encore plus belle. Finalement, j'aurai vu et fait beaucoup de choses grâce à la générosité des gens du pays.

Fini les vacances, maintenant c'est le travail qui m'attend. Je prends le TGV couchette en fin de journée qui me mènera en Provence au Château Babeyrolles. Il fait tellement beau et chaud que les vendanges seront sûrement précoces cette année. Un grand millésime, à coup sûr. Je vous en reparle....

Un grand merci à tous les amis basques qui m'ont permis de vivre une semaine mémorable. Je répète le pays basque, c'est merveilleux avec les basques. Je n'ai pas vécu en tourisme, j'ai eu la chance de vivre avec eux, comme eux, d'apprendre sur leur culture et les coutumes basques, de comprendre le grand sentiment nationalisme qui les animent. Les basques ont une joie de vivre contagieuse. En leur companie on apprend vite à s'amuser. Ils sont très acceuillants et chaleureux.

Un grand merci à Jean-Michel qui a été un guide extraordinaire et qui a fait office de chauffeur toute la semaine. Enfin, un merci tout spécial à mes hôtes Dominique et Christine qui m'ont ouvert toute grande la porte de leur demeure et qui m'ont acceuilli comme un membre de leur famille. Je quitte mais je reviendrai un jour....tellement c'est beau. Je me sens déjà un peu basque.....mais ne peut l'être totalement étant donné que je ne suis pas né ici. Il y a eu une discussion sur le sujet. Selon Marcel, seuls les natifs ont droit au nom de "Sempertar"par contre tous ne sont pas d'accord.

A+
Johanne





lundi 24 août 2009

Mission accomplie !


La Rhune, c'est loin !


Au départ, Alain le bordelais, Jean-Louis et Dominique (g à d)



Mon compagnon de marche, Alain



En route avec les pottokoas

Mission accomplie !

Depuis mon dernier message, plusieurs activités se sont ajoutées.

Premièrement, ma journée de dimanche à Biarritz fut une journée ensoleillée et très chaude. Heureusement que ce n'était pas la journée prévue pour la montée de la Rhune. Biarritz est une station balnéaire très occupée l'été. J'ai été à même de le constater. Les plages à perte de vue étaient bondées de monde. C'est le paradis des "surfers". Une citation de Victor Hugo: " Je ne sache pas d’endroit plus charmant et plus magnifique que Biarritz… ".

Le lendemain soit lundi, au programme, la montée de la Rhune. Depuis quelques jours, je regarde cette montagne et me dis: puis-je ? La Rhune est un sommet culminant à 905 mètres d'altitude situé dans les Pyrennées entre la France et l'Espagne. La principale difficulté d'escalader cette montagne n'est pas sa hauteur puisqu'elle est équivalente à celle du Mont-Tremblant mais bien sa pente, qui en est 2 fois plus importante. Il y a peine 2 semaines, en companie de mon copain Gilles, nous avons fait l'ascension du Mont-Tremblant, pas facile....mais faisable. Cette fois-ci, on verra bien.....

Pas question de reculer, il faut essayer. Lundi 9h00, départ pour la Rhune en companie de 2 amis basques, Jean-Louis et Dominique, et un troisième Alain qu'on prénomme le bordelais, il n'est pas natif de la région. Ici le sentiment d'appartenance à son pays est très fort, non pas à la France mais au pays Basque.

Sans vouloir minimiser les efforts de mes compagnons, la montée de la Rhune est une activité ordinaire pour les gens du pays. Ce sont de grands sportifs. En plus des randonnées, le vélo en montagnes occupe une place importante dans leurs loisirs. C'est impressionnant de voir le nombre de vélos dévaler les côtes du pays le dimanche matin.

Revenons à la randonnée. Un point en ma faveur, il fait chaud mais pas soleil. L'ascension est variée....pleine de richesses naturelles, parfois des feuillus, des conifères, et nous avons aussi droit à la présence de moutons et de chevaux sauvages, les pottokas, « prononcer pottiokas » qui agrémentent le paysage. Alain, le bordelais est mon compagnon de marche. On échange sur tout et sur rien, l'important c'est qu'on se rapproche du sommet. Jean-Louis et Dominique s'arrêtent fréquemment pour nous attendre. Après la montée relativement raide, j'arrive finalement "toute trempe en lavette" au belvedère où le panorama devrait être magnifique, mais pas cette fois-ci. C'est une nappe de brouillard à perte de vue. Par temps clair, on y trouve un décor enchanteur: une vue imprenable sur la côte basque, sur St Jean-de Luz et sur la mer.

Une certaine fierté m'envahit, mes craintes ont été vaincues, j'ai réussi....mes compagnons me félicitent pour ma tenacité. On s'arrête au bar pour prendre un jus de fruits, et oups! on amorce la redescente. Pas facile non plus...ce n'est plus le cardio qui en prend un coup mais les cuisses.....je préfère quand même la descente à la montée.

Aujourd'hui, Jean-Michel et plusieurs autres amis, avons décidé de faire une petite excursion à San Sebastian, qui selon Dominique, je ne dois pas dire en Espagne mais bien au pays basque espagnol. Au programme, visite de la ville, dégustation de Chacoli (vin blanc pétillant de la région), tapas et souper

A+

Johanne







vendredi 21 août 2009

Paris s'éveille


Port de St-Jean de Luz






Mon arrivée chez Dominique et Christine


Jean-Michel et moi à Paris en face de la gare SNCF


Après quelques péripéties, me voilà finalement rendue à bon port à St-Pée sur Nivelle, ville voisine de St-Jean de Luz, beaucoup plus touristique.

Départ le 19 août pour Dorval. Vol prévu à 22h30, destination Paris. Déception! Le tableau indiquant les départs signale que le vol est retardé à 0h15min. Une inquiétude me vient tout de suite à l'esprit, wow! presque 2 heures de retard. Jean-Michel m'attend à l'aéroport Charles de Gaule à 11h15 le lendemain matin pour prendre le train pour St-Jean de Luz. Il m'a cependant donné des directives pour me rendre à la gare de Montparnasse au cas que l'avion serait en retard. Déjà je sais que je devrai me débrouiller seule. Je vais probablement être obligée de m'acheter un autre billet de train et de dormir je ne sais pas trop où. De plus je n'ai aucune manière de le rejoindre. Ah la négligence! Finalement arrivée avec 2 heures de retard comme prévu, je me dis que j'ai peut-être une chance, si je réussis à récupérer ma valise assez vite......pas de chance, elle est l'une des dernières à sortir sur le caroussel que j'ai regardé tourner pendant plus d'une demi-heure. OK, j'ai maintenant tout mon temps, j'ai tout raté.....Je sors finallement des contrôles, et puis j'entends bien fort "JOHANNE", c'est pas possible, Jean-Michel est là...ah Jean-Michel, toujours fidèle au poste. Je suis tellement contente de le voir. Il me dit très vite, let's go, on prend un taxi, ce que je n'aurais pas pensé faire.... Je cours presque en arrière de lui pour réussir à le suivre.....un petit moteur aurait été utile. Rosine, comment fais-tu?

Finalement on arrive à la gare de Monparnasse ave 45 minutes d'avance, C'est presqu'ironique, on a même le temps de prendre une bière. Jean-Michel veut la prendre à la gare, j'insiste, on va à l'extérieur.....après tout, je ne viens pas à Paris à tous les jours.

Ensuite, on rigole bien, le stress est passé.....çà prend une photo! Le train en première classe, quel confort! beaucoup mieux que l'avion et en plus toujours à l'heure.

Heure prévue d'arrivée 21h02 exactement. Qui va venir nous chercher? Surprise, c'est Dominique! Dominique et son épouse Christine sont des amis de longue date de Jean-Michel et Rosine. Ils connaissent d'aileuurs très bien le Québec et le Canada pour y avoir fait plusieurs séjours. Des gens bien acceuillants et typiquement basques, culture, langue, ect. Un bon repas, une bonne bouteille de vin, et une belle chambre m'attendaient. Fait extraordinaire, au pays Basque, on peut dormir sans moustiquaire.....pas de maringouins mon ennemi no. 1.

Fatigue de voyage aidant, j'ai dormi comme un ange. Il faut dire que je suis en pleine campagne basque, aucun bruit...... Au levée, le bon café m'attendait. Ensuite j'ai eu droit à la très belle piscine intérieure où j'ai pu me délassser pendant 30 minutes. Pas mal, vous me direz.

Jean-michel est par la suite venu me chercher pour me déposer au centre-ville de St-Jean de Luz. Je me suis remémorée plusieurs choses pour y être déjà venue à 2 reprises dans le passé. Toujours aussi excitant! Panorama splendide, d'un côté, c'est la mer, et de l'autre les montagnes Quoi vouloir de plus? OK une bière à la place Louis XIV?

Beaucoup de choses sont prévues dans les prochains jours. Aujourd'hui, nous avons fait un petit saut en Espagne. Demain, visite de Biarritz au programme. Avec les Basques aucun risque de s'ennuyer. Dominique et Christine sont très sportifs. Lundi matin, projet de monter la Rhune. Je vous en reparle, photos à l'appui...si je réuissis ce sera tout un exploit. Jean-Michel dit vouloir se joindre à nous.




La Rhune
A+

Johanne